Assemblée contre les expulsions! Dimanche 23 mai

Depuis le mois de mars 2021 et suite, entre autre, à l’affaire Rolland, une assemblée contre les expulsions a vu le jour sur Toulouse. Nous relayons cette initiative car ici comme ailleurs il faut des espaces d’auto-organisation entre exploités pour se défendre. Qu’on vive en squat ou qu’on soit locataire, entraidons-nous pour faire face aux expulsions ! Prochaine assemblée le Dimanche 23 mai 14h Square rue Godolin !

Ci-dessous quelques textes et affiches produites par cette assemblée.

Face aux spéculateurs, aux agences immobilières aux huissiers, aux bailleurs sociaux & leur défenseurs…

La gestion du covid-19 n’a fait qu’accentuer les inégalités & la précarité déjà existante. Les galères a payer le loyer en sont une conséquence logique. Dans ce contexte, le gouvernement a choisi de décaller la trève hivernale de deux mois. Il gagne ainsi du temps face à cette bombe a retardement que représenterait des milliers de personnes expulsées.

Les squats font l’objet de campagne de mensonges et de dénigrement dans les médias et le lien avec les expulsions locatives est clair : il s’agit de faire peur et de diviser pour empêcher cette pratique et expulser.

Cela alors qu’on est de plus en plus a ne pas pouvoir payer son loyer, ses crédits.

Mais face aux collectionneurs de m² inhabités pourquoi devrions nous accepter qu’ils nous virent de « leurs » propriétés sous prétexte qu’elle sont privés ?

En effet, le capitalisme et l’Etat érige la propriété privée en valeur sacrée et intouchable dans la tête des individus pour pouvoir maintenir cette logique absurde : des maisons vides et des gens à la rue, pour maintenir les prix haut. C’est le cas pour les maisons, pour la nourriture, pour n’importe quoi  : pour maximiser les bénéfices sur la vente ou la location des marchandises, les possèdants organisent le gachis systématique, jettent ou laissent se dégrader les biens s’ils ne peuvent en tirer profit.

Bien sûr, quand la situation devient trop dure et que le risque de révolte est grand, on nous propose la charité. Les associations distribuent un peu des invendus, on obtient des relogements précaires… Mais la gestion caritative de la pauvreté ne nous jette que des miettes pour maintenir l’ordre. Elle nous divise et nous isole.

On ne veut pas quémander, mais lutter, pas la charité mais l’entraide. On ne veut pas créer un groupe d’avocats ou d’experts, ou un soutien extérieur.Mais un collectif de lutte, un comité d’action.

Contre les expulsions de logements, par des piquets devant les maisons expulsables, des affichages dans le quartiers, des actions diverses…