La prison a encore tué dans la nuit du 5 au 6 décembre. Jules avait 21 ans. Il était libérable le 3 septembre 2021 mais trouve la mort dans une cellule du mitard de la Maison d’Arrêt de Seysses. On conclura à un suicide… On conclut toujours à un suicide. On est un con ou en tout cas un bon pote des matons. Du côté des détenus on parle d’escadron de la mort et on s’interroge sur ces détenus qui ressortent les pieds devant de ces trous puants alors que les témoignages de passage à tabac se multiplient et que ceux entraînant la mort sont maquillés. Le nom de Jules s’ajoute à la liste des Jaouad, des Mehdi… de tout ceux qui parlaient avec leurs proches de leurs projets quand ils sortiront.

Il ne s’agit pas ici de larmoyer ou de demander une prison plus respectueuse de la vie, une justice plus juste ou des matons qui ne soient pas des assassins couverts par leur administration. C’est la colère sourde qui bout en nous qui nous pousse à écrire ces lignes. Gageons que les responsables de ces mises à mort ne l’emporteront pas dans leur tombe.

Que crève la taule et le monde auquel elle est indispensable.

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