Le 26/11/2020 se tenait à Toulouse une manifestation, organisée entre autres par la Ligue des Droits de l’Homme, contre le projet de loi Sécurité Globale.
En fin de manif, une vibrante prise de parole nous met en garde contre la dictature qui vient… avant de demander à tout le monde de rentrer chez soi ! Ce genre de discours perdant d’avance laisse pantois. Mais la Gauche a la cuistrerie chevillée au corps et la LDH tient à ses subventions. Un seul horizon : les élections. C’est dans ce but qu’ils nous isolent et nous condamnent à l’impuissance. Le loup de la dictature est à nos portes vite courrons dans la cabanne électorale en paille !

Rappelons une évidence : jamais dans l’Histoire le pacifisme et les élections n’ont mis un coup d’arrêt au fascisme. En 1936, face au coup d’État franquiste c’est un soulèvement révolutionnaire en armes qui stoppa le Caudillo et sauva par la même occasion les fesses des réformistes fraîchement élus1 Fesses des réformistes, qu’ils auraient mieux fait de botter, c’est d’ailleurs cela qui les perdra. Ceux-là mêmes qui se croyaient à l’abri derrière leurs urnes et leur constitution quand les anarcho-syndicalistes et communistes révolutionnaires levaient des barricades. Que dire des prolos du Chili qui, à cause de la doctrine de « la voie chilienne vers le socialisme » d’Allende qui promettait une transition pacifique grâce aux élections, se retrouvent désarmés face à la prise du pouvoir par Pinochet en 1973.

« Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise »

B. Brecht

Face à une « bunkerisation » du pouvoir, se lancer avec force verbe et faible ambition dans une constestation pantoufle « lue et approuvée en préfecture » est pathétique. Le monstre étatique face à nous n’est pas un papa autoritaire à ramener a la raison, plutôt celui qui vous poursuit dans Shining.

Nous ne savons pas quand viendra l’offensive, mais elle seule peut le mettre hors d’état de nuire. Disons le mot : Révolution. Voilà à quoi nous proposons d’oeuvrer, se préparer, conscients de nos insuffisances mais aussi de la nécessité de cette lutte. Alors, merde, les appels à la paix nous foutent le seum !

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